EMDR
Série "Les signaux faibles en EMDR" - 6/6 - Quand le thérapeute travaille plus que le patient
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Dr Edouard Bougueret
•
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Dr Edouard Bougueret
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Série - "Les signaux faibles en EMDR" - 6/6
Il y a des séances où le thérapeute sent qu'il travaille beaucoup. Il pense, ajuste, reformule, cherche la bonne cible, propose une ressource, relance, observe, anticipe, se demande ce qui bloque. Pendant ce temps, le patient semble peu engagé dans le processus.
Pas forcément opposant. Pas forcément absent. Mais comme installé dans une forme de passivité clinique. Dans ces moments-là, un signal faible mérite d'être observé : qui porte le travail ?
L'EMDR demande une présence active du thérapeute, mais il ne peut pas traiter à la place du patient. Quand le thérapeute commence à fournir toute l'énergie du mouvement, qui est dans le retraitement?

Le risque est alors de multiplier les interventions pour obtenir enfin quelque chose : une émotion, une association, un changement, un signe que « ça marche ».
Mais parfois, cette suractivité du thérapeute devient elle-même un élément du problème.
Elle peut masquer une dissociation discrète. Elle peut renforcer une attente passive. Elle peut maintenir le patient dans une position d'observateur. Elle peut aussi traduire l'inconfort du thérapeute face à l'immobilité.
Le signal clinique n'est pas seulement : « le patient ne bouge pas ». C'est aussi : « qu'est-ce que je suis en train de faire pour que ça bouge ? »
En Thérapie EMDR, certaines impasses commencent à devenir lisibles quand le thérapeute accepte d'observer sa propre activité. Non pas pour se culpabiliser, mais pour retrouver une boussole.
Dans la bibliothèque Linea Clinica, une fiche complète explore les situations où le thérapeute se met à porter excessivement le processus : repères, hypothèses cliniques et ajustements possibles.
Série - "Les signaux faibles en EMDR" - 6/6
Il y a des séances où le thérapeute sent qu'il travaille beaucoup. Il pense, ajuste, reformule, cherche la bonne cible, propose une ressource, relance, observe, anticipe, se demande ce qui bloque. Pendant ce temps, le patient semble peu engagé dans le processus.
Pas forcément opposant. Pas forcément absent. Mais comme installé dans une forme de passivité clinique. Dans ces moments-là, un signal faible mérite d'être observé : qui porte le travail ?
L'EMDR demande une présence active du thérapeute, mais il ne peut pas traiter à la place du patient. Quand le thérapeute commence à fournir toute l'énergie du mouvement, qui est dans le retraitement?

Le risque est alors de multiplier les interventions pour obtenir enfin quelque chose : une émotion, une association, un changement, un signe que « ça marche ».
Mais parfois, cette suractivité du thérapeute devient elle-même un élément du problème.
Elle peut masquer une dissociation discrète. Elle peut renforcer une attente passive. Elle peut maintenir le patient dans une position d'observateur. Elle peut aussi traduire l'inconfort du thérapeute face à l'immobilité.
Le signal clinique n'est pas seulement : « le patient ne bouge pas ». C'est aussi : « qu'est-ce que je suis en train de faire pour que ça bouge ? »
En Thérapie EMDR, certaines impasses commencent à devenir lisibles quand le thérapeute accepte d'observer sa propre activité. Non pas pour se culpabiliser, mais pour retrouver une boussole.
Dans la bibliothèque Linea Clinica, une fiche complète explore les situations où le thérapeute se met à porter excessivement le processus : repères, hypothèses cliniques et ajustements possibles.

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