EMDR
Série "Les signaux faibles en EMDR" - 2/6 - Quand le SUD baisse, mais que la cible reste vivante
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Dr Edouard Bougueret
•
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Dr Edouard Bougueret
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Série - "Les signaux faibles en EMDR - 2/6
En psychothérapie EMDR, la baisse de la perturbation lors d'un retraitement est souvent rassurante. Le patient dit que ça va mieux. La charge émotionnelle semble diminuer.
Et pourtant, quand on revient à la cible, quelque chose reste actif. Pas forcément très intense. Pas forcément spectaculaire. Mais encore présent.
La cible n'est plus brûlante, mais elle n'est pas éteinte. C'est une situation clinique fréquente : la perturbation baisse mais le SUD n'atteint jamais 0 ou 1, l'expérience garde une forme de vitalité perturbatrice.
Un SUD bas ne signifie pas toujours que l'information est intégrée. Il peut parfois traduire une mise à distance, une fatigue, une habituation, une sortie partielle du contact, ou une amélioration réelle mais incomplète.

La question devient alors plus fine :
La cible est-elle apaisée ou simplement moins accessible ?
Le patient est-il soulagé ou éloigné de l'expérience ?
Le corps confirme-t-il ce que le chiffre annonce ?
La cognition positive s'installe-t-elle vraiment, ou seulement en surface ?
Dans ces moments-là, le travail clinique ne consiste pas à contester ce que dit le patient. Il consiste à écouter aussi ce que la cible continue de faire. Parfois, l'EMDR avance. Parfois, il contourne. Parfois, il baisse le volume sans transformer encore la musique.
Les signaux faibles se trouvent souvent là : dans l'écart entre l'évaluation explicite et la présence implicite de la cible.
Dans la bibliothèque Linea Clinica, une fiche complète explore ces situations où « ça va mieux », mais où la cible reste active : repères différentiels, erreurs fréquentes et questions cliniques utiles.
Série - "Les signaux faibles en EMDR - 2/6
En psychothérapie EMDR, la baisse de la perturbation lors d'un retraitement est souvent rassurante. Le patient dit que ça va mieux. La charge émotionnelle semble diminuer.
Et pourtant, quand on revient à la cible, quelque chose reste actif. Pas forcément très intense. Pas forcément spectaculaire. Mais encore présent.
La cible n'est plus brûlante, mais elle n'est pas éteinte. C'est une situation clinique fréquente : la perturbation baisse mais le SUD n'atteint jamais 0 ou 1, l'expérience garde une forme de vitalité perturbatrice.
Un SUD bas ne signifie pas toujours que l'information est intégrée. Il peut parfois traduire une mise à distance, une fatigue, une habituation, une sortie partielle du contact, ou une amélioration réelle mais incomplète.

La question devient alors plus fine :
La cible est-elle apaisée ou simplement moins accessible ?
Le patient est-il soulagé ou éloigné de l'expérience ?
Le corps confirme-t-il ce que le chiffre annonce ?
La cognition positive s'installe-t-elle vraiment, ou seulement en surface ?
Dans ces moments-là, le travail clinique ne consiste pas à contester ce que dit le patient. Il consiste à écouter aussi ce que la cible continue de faire. Parfois, l'EMDR avance. Parfois, il contourne. Parfois, il baisse le volume sans transformer encore la musique.
Les signaux faibles se trouvent souvent là : dans l'écart entre l'évaluation explicite et la présence implicite de la cible.
Dans la bibliothèque Linea Clinica, une fiche complète explore ces situations où « ça va mieux », mais où la cible reste active : repères différentiels, erreurs fréquentes et questions cliniques utiles.

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