EMDR
Série "Les signaux faibles en EMDR" - 3/6 - Quand le souvenir reste immobile
Temps de lecture : 1 minutes
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Dr Edouard Bougueret
•
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Dr Edouard Bougueret
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Série - "Les signaux faibles en EMDR" - 3/6
Il y a des séances d'EMDR où le souvenir ne bouge presque pas. Le patient revient toujours à la même image. Les associations ne se déploient pas. Le corps reste peu mobilisé. Les pensées tournent autour du même point.
On a alors l'impression que le processus est figé. Mais un souvenir immobile n'a pas toujours la même signification. Il peut signaler une cible mal choisie, une fenêtre de tolérance trop étroite, une dissociation partielle, un système défensif/protecteur très organisé, une honte trop proche, une peur trop vive, ou une mémoire qui n'est pas encore accessible comme expérience transformable.
Le risque est de vouloir « relancer » trop vite. Plus de stimulations bilatérales. Plus de questions. Plus d'efforts. Plus d'interventions. Et parfois, plus on pousse, plus le système se verrouille. Dans ces situations, l'immobilité elle-même devient une information.

Que se passerait-il si ce souvenir commençait à bouger ?
Qu'est-ce qui pourrait devenir trop dangereux, trop vrai, trop proche ?
Le patient est-il avec le souvenir, ou seulement en train de le regarder de loin ?
Est-ce la cible qui est figée, ou le système qui protège l'accès à la cible ?
L'immobilité n'est pas toujours une absence de processus. Elle peut être un processus de protection.
En psychothérapie EMDR, certains blocages ne demandent pas d'être forcés. Ils demandent d'être compris. Dans la bibliothèque Linea Clinica, une fiche complète est consacrée aux souvenirs qui restent immobiles en séance EMDR : hypothèses cliniques, pièges fréquents et options de travail.
Série - "Les signaux faibles en EMDR" - 3/6
Il y a des séances d'EMDR où le souvenir ne bouge presque pas. Le patient revient toujours à la même image. Les associations ne se déploient pas. Le corps reste peu mobilisé. Les pensées tournent autour du même point.
On a alors l'impression que le processus est figé. Mais un souvenir immobile n'a pas toujours la même signification. Il peut signaler une cible mal choisie, une fenêtre de tolérance trop étroite, une dissociation partielle, un système défensif/protecteur très organisé, une honte trop proche, une peur trop vive, ou une mémoire qui n'est pas encore accessible comme expérience transformable.
Le risque est de vouloir « relancer » trop vite. Plus de stimulations bilatérales. Plus de questions. Plus d'efforts. Plus d'interventions. Et parfois, plus on pousse, plus le système se verrouille. Dans ces situations, l'immobilité elle-même devient une information.

Que se passerait-il si ce souvenir commençait à bouger ?
Qu'est-ce qui pourrait devenir trop dangereux, trop vrai, trop proche ?
Le patient est-il avec le souvenir, ou seulement en train de le regarder de loin ?
Est-ce la cible qui est figée, ou le système qui protège l'accès à la cible ?
L'immobilité n'est pas toujours une absence de processus. Elle peut être un processus de protection.
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